Rencontre avec la jeune blogueuse ivoirienne, Fanta Styck
Aujourd’hui,
Miss Africa a la chance de rencontrer une bloggeuse et entrepreneure
ivoirienne. De son vrai nom, Fanta Koné,
surfe sur la vague du succès. Récemment récompensée au Blogger Awards
comme étant la meilleure bloggeuse de l’année, son webzine reçoit également le
prix du meilleur média pour la promotion de la mode. Aujourd’hui, c’est avec
humilité qu’elle se livre à ma plume. Découvrons ensemble cette jeune fille
pleine de charmes et geek sur les bords.
Miss Africa :
Bonjour, Fanta. C’est un plaisir de vous rencontrer. Présentez-vous s’il vous
plaît à nos lecteurs.
Fanta Styck :
Je suis Fanta Koné, informaticienne de formation et bloggeuse depuis 2012. J’ai
créé un magazine de mode en ligne en fin 2015. Je travaille dans le digital
depuis pas mal de temps maintenant. Ma passion est finalement devenue mon
boulot.
M.A :
Tout a commencé avec un blog. Pourquoi
avez-vous décidé d’en créer un ?
F.S :
J’ai eu la chance de terminer vite mes études. Mais c’était surtout une volonté
de mes parents. Je leur ai donné leur diplôme en 2011. Ensuite, je me suis
lancé dans le mannequinat. Je m’y plaisais vraiment car c’est ce que j’aimais.
J’ai voulu créer un espace qui dit « Je suis mannequin mais je suis
également informaticienne ». Un mannequin, ce n’est pas seulement le
physique. J’ai donc créé mon blog que j’avais appelé dans le temps « The
Geek Model », c’est-à-dire la fille geek et mannequin. Je parlais de mode
et de nouvelles technologies. Et les gens aimaient bien. Au début, c’était la
passion. Par la suite, tu commences à grandir avec ton blog. Je me suis par
conséquent concentré sur la mode où il y avait plus de travail à faire. En
effet, il n’y avait pas d’espace de communication sur la mode. J’ai continué
sur cette lancée et de là, tout est parti.
M.A :
J’imagine que les débuts n’ont pas été faciles…
F.S :
Les débuts ont été difficiles. On est dans un pays où la connexion internet
n’est pas « top-top ». C’est le plus grand problème. De plus, il y a
les parents qui ne comprennent pas trop pourquoi tu t’assoies devant un écran
d’ordinateur pendant des heures. C’est à toi de prouver ce que ça t’apporte. En
plus de la passion, c’est un bon carnet d’adresses
que l’on se fait. J’ai eu mon premier boulot grâce à mon blog. J’ai été
mannequin grâce à mon blog. Ça a été une bonne ouverture sur le monde du
travail, sur le monde de la mode.
M.A :
Parlez-nous un peu de votre magazine de mode.
F.S :
Mon webzine s’appelle Fall In Mode. Je l’ai créé avec des amis. Avec mon blog,
c’était plus centré sur moi ; ce que j’aime dans la mode, ce que j’aime
porter. Mon blog était vraiment personnel. Mais je voulais un espace qui ait
plus d’impact. J’en ai parlé à une de mes amis, Amenan Tanoh, également
bloggeuse et qui travaille dans la comptabilité. C’est elle qui m’a dit
« Et si on créait un magazine ?». A cette époque, il n’existait qu’un
seul magazine de mode qui se débrouillait tant bien que mal. En Moins d’un an,
Fall In Mode a eu six fois plus de visites que mon blog. En moins d’un an, on a
reçu le prix du meilleur média pour la promotion de la mode. Ça a eu tellement
d’ampleur que ça nous a dépassé. En 2016, on a ralenti un peu pour pouvoir
canaliser cette réussite.
M.A :
Quelle est la phrase ou citation qui vous motive le plus ?
F.S :
C’est Franck Bayé qui me l’a dit un jour. J’étais un peu découragée ; je
ne trouvais pas de travail et j’écrivais de moins en phrase. On en a parlé et
il m’a dit « Done is better than perfect ». Cette phrase a changé ma
vie. A présent, dès que je me réveille,
je me dis qu’il faut que j’accomplisse une tâche ou deux même si ce
n’est pas parfait.
M.A :
Si vous devriez passer un message à la jeunesse africaine, que serait-il ?
F.S : "Battez-vous pour vos rêves et surtout ne lâchez rien. Quand on aime quelque
chose, on le fait bien et on est plus heureux. Je ne me vois pas travailler
dans un domaine qui ne me passionne pas. Ça doit être très déprimant. Se donner
les moyens d’arriver et de faire des choses comme on le veut."
M.A :
Quel beau message ! Merci beaucoup, Fanta. Et à très bientôt.