A l’occasion du jeu-concours Voix
des Jeunes, j’ai eu la chance de visiter la belle ville de Grand-Bassam en Côte
d’Ivoire.
Cette ancienne ville coloniale m’a fait remonter le temps jusqu’à
l’ère de la domination des Blancs.
Ce fut très enrichissant et très inspirant.
Je fus surtout surprise par le
nombre de choses que j’ignorais sur ma propre culture. En effet, j’ai toujours
été orientée vers la culture occidentale.
Mon éducation était à soixante-dix
pour cent occidentale et à vingt-cinq pour cent afro-américaine. Juste vous
dire que je n’étais pas très imprégnée dans les traditions, rites et histoire
de la société africaine.
Grand-Bassam fut donc une très belle expérience.
Avec mes amis, mes leaders VDJ,
nous avons parcouru l’ancienne capitale.
En passant par la stèle commémorative
de Treich-Lapleine à l’ancienne maison du Gouverneur, je fus frappée par le
contraste entre les années 1800 à 2016. Toutes ces femmes qui ont marché pour
libérer leurs hommes et par la même occasion le pays.
Aujourd’hui, nous faisons
ce que nous voulons dans une certaine mesure grâce aux sacrifices de ces
personnes.
Grand-Bassam fut un renouement
avec mes origines. Nous sommes que trop nombreux à oublier que nous sommes
africains et noirs.
Nous laissons la culture des autres phagocyter la nôtre.
Mais à l’instar des japonais et chinois qui continuent à plonger la tête dans
leurs traditions, c’est seulement à cette condition que nous pouvons espérer un
développement économique et social.
Faire montre de sa grande identité culturelle, c’est mettre en évidence
sa maturité.
Regardez les histoires des grandes révolutions et changements,
c’est seulement lorsqu’ils ont compris qu’affirmer sa personnalité est un
facteur déterminant de réussite qu’ils entreprirent toutes ces actions.
Comme
on dit, si tu ne sais qui tu es, tu ne peux savoir où tu vas mais surtout
quelle est la voie la mieux adaptée pour
toi. Pas étonnant donc qu’on soit encore un peu à la traîne.
Toutefois, il y a quelque chose en
quoi je crois fortement.
C’est au potentiel de cette jeunesse africaine.
Nous
pouvons encore changer les choses et ça commence maintenant. Soit par une
visite touristique à Grand-Bassam, soit par la lecture et la recherche de ses origines.
Tout est encore possible.
J’espère que cette journée vous permettra de faire
une réelle introspection et de trouver votre inspiration dans l’histoire de ses
grands leaders noirs.
Votre bloggeuse, Miss Africa