« Mieux vaut être seul que mal
accompagné ».
Cette phrase est parvenue à nos oreilles tant de fois que
notre cerveau a fini par ne plus y prêter attention et a dénigré la leçon a en
tiré. Et voilà, que je viens vous la rappeler aujourd’hui.
Mon blog que je tiens depuis presque trois semaines
maintenant a un petit succès. A vrai dire, je pensais que ça n’allait pas
marcher, que personne n’adhérerait à mes idées.
Et vous savez pourquoi ?
Parce que j’ai perdu confiance en moi. J’avais ce projet plusieurs mois
auparavant.
Quand j’en ai parlé à une de mes plus proches amies, elle m’a
répondu « LOL. Qui va te lire même ? ». Déçue mais pas
complètement K.O, j’ai demandé à d’autres amis, ils me répondirent par
l’affirmative mais sans grand enthousiasme. J’ai donc déduit qu’il ne voulait
pas me vexer en me disant que c’était une mauvaise idée.
Qu’ai-je fait ? Bah la chose la plus facile à
faire, j’ai abandonné.
OUI, j’ai abandonné. Je me disais « si mes propres
amis n’envisagent pas perdre leur temps à lire mes réflexions sur papier blanc
virtuel, pourquoi penser que des inconnus le feraient ? »
Et pourtant, le Blog de Miss Africa existe bel et
bien. Sinon, vous ne serez pas en train de lire à nouveau un de mes babillages.
La question saute aux yeux.
Où ai-je puisé le courage de me lancer dans ce qui
me plaisait vraiment ?
La réponse est tout aussi claire.
Il a fallu des
amis pour me décourager, il m’en a fallu pour m’encourager.
L’envie d’écrire
devenait de plus en forte et persistante. J’ai toujours aimé lire et écrire. Je
suis une « boulimique littéraire ».
A défaut de pouvoir tenir la longueur avec un bon
gros roman de 300 pages, je me suis toujours amusé à rédiger de petits articles
ou des poèmes (les fameux poèmes à Maman. Tu sais, ceux que tous les enfants ont
déjà écrits au moins une fois de leur vie).
Mais à quoi ça sert d’écrire si ce
n’est que pour soi ? A force de désirer faire quelque chose qui leur
plaisent réellement, je me suis rendue compte que je me trompais de route et
que je laissais les autres m’influencer. Ils n’étaient peut-être pas tout
simplement des lecteurs assidus de blogs ? Peut-être n’en ont-ils jamais
visité ?
J’ai donc tenté ma chance réellement en postant un premier
article. Je n’aurais jamais cru que quiconque me soutiendrait.
Mais je me suis
rendue compte que je m’étais adressée aux mauvaises personnes.
J’avais parlé de
mes projets à des personnes qui n’avaient pas la même vision que moi.
Si vous
voulez un exemple plus probant : c’est comme prêcher dans le désert.
Des
amis que je venais à peine de rencontrer ont partagé le lien et ont trouvé
l’article intéressant. Ils m’ont encouragé par la suite et m’ont donné des
conseils.
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| Avec des amis: ma "soeur" Wassa et Mohamed Ali |
La leçon que j’en ai tiré et que j’aimerais partager
avec vous est que les autres ne verront pas toujours les choses du même œil que
vous.
Parler d’un projet qui vous tient à cœur à quelqu’un qui n’a pas la même
vision que vous est peine perdue. Elle ne croira pas à votre projet et vous
découragera.
Si vous ne pouvez trouver quelqu’un qui partage vos valeurs et vos
rêves, n’en parlez tout simplement pas.
Lancez-vous dans ce en quoi vous croyez
vraiment. S’il faut commencer seul, allez-y.
Quand ils verront que vous avez
posé les bases, ils viendront vous aider à dresser les murs. La plupart des
amis sont ainsi. Ne vous découragez pas. Réalisez vos rêves.
Après tout, le
plus grand risque, c’est de ne pas prendre de risque.
Bisous,
Miss Africa