Récemment, j’ai lu l’autobiographie de cette célèbre
chanteuse internationale. Instigatrice de la coupe « afro » en
Amérique, interprète de la célèbre chanson « Wimoweh, The Lions Sleeps
Tonight ». Nous avons tous déjà entendu au moins une fois l’une de ses
chansons.
De cette œuvre plein de bon sens et très
instructive, j’ai recensé dix raisons pour lesquelles Myriam Makeba eut un tel
succès international.
Travailler
dur
La vie n’a pas toujours fait de cadeau à Myriam. L’Afrique
du Sud sous le régime de l’apartheid, les Noirs n’avaient d’autres emplois que
ceux de servantes ou d’ouvriers. Mais l’on dénote surtout son acharnement à
toujours vouloir bien faire. Petite, elle prenait un bidon de quinze litres
qu’elle remplissait et faisait les deux cent cinquante mètres de distance entre
le puits et la résidence de sa grand-mère. Dans son travail en tant que
chanteuse également, elle travaille tout autant et s’applique une certaine
discipline.
Etre humble
Marlon Brando lui dira un soir qu’elle a quelque
chose que certains d’entre eux ont perdu depuis bien longtemps. Il parlait de
son humilité. En effet, Myriam ne s’était jamais considérée comme une grande
star internationale. Elle le répétait : « je ne suis qu’une petite
sud-africaine ». En tant que tel,
elle se fait petite pour apprendre des plus grands ; elle les écoute et
applique leurs conseils.
La
timidité ne doit pas vous freiner
Myriam Makeba était très réservée mais ça ne l’a
jamais empêché de réaliser ses rêves et de rencontrer des personnalités
impressionnantes. Comme le président Kennedy.
Avoir du
courage
Timide, il lui a fallu beaucoup de courage pour
prendre la parole en 1962 devant le comité spécial de l’ONU. Mais c’est dans un
discours émouvant qu’elle dénonce les injustices faites à son peuple. Elle dira
dans son autobiographie : « ce que je vais faire sera considéré par
Pretoria comme un acte de haute trahison. Je pense à ma famille qui est restée
là-bas et qui va peut-être en souffrir. Je ne cesse de penser à eux depuis des
semaines. Mais c’est pour eux, pour nous tous que je dois prononcer ces
mots ».
Lutter
tous pour dénoncer les injustices
« Je ne suis ni un homme politique ni une
diplomate. Je suis seulement une chanteuse. » Loin de se dénigrer, Myriam
a conscience que de son petit rôle, elle peut faire un grand changement.
Balayeur, majordome ou président de la république, il nous revient à tous de
participer eu rétablissement de la justice.
Etre
motivée par une cause plus importante que soi
« Mon témoignage devant le comité spécial de
l’ONU a changé ma vie ou tout du moins, la façon dont je suis considérée. Myriam
Makeba n’est plus seulement une chanteuse africaine. Je suis le symbole de mon
peuple opprimé. C’est une position qui fait peser de lourdes responsabilités
sur mes épaules. […]Cela me fait peur, parce que j’ai peur de me tromper et de
décevoir les gens. […] Mais je possède trois choses qui me soutiendront dans
les moments difficiles : une juste cause, la conviction que ceux de ma
famille ou de mes amis qui ont été assassinés, ne seront pas morts en vain et
la certitude que l’Etre Suprême veut que la bonté et la justice règnent pour
tous.
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Avoir un
mentor
La personne qui jouait le rôle de mentor pour Myriam
fut le chanteur Belafonte. Il était un guide, un conseiller. C’est lui qui l’a
fait connaitre au plan international. Elle l’appelait même Grand-Frère. Il est
important pour réussir d’avoir quelqu’un qui nous aidera dans notre voie. Et il
est préférable qu’il soit dans le même domaine que nous.
Encourager
les autres à se donner
Belafonte à Myriam à propos de Letta M'Bulu:
« Pourquoi faire venir une autre chanteuse d’Afrique du Sud ? »
-
Les Etats-Unis,
c’est grand et il y a de la place pour nous deux.
Myriam encourage toujours les autres à suivre leur
passion et à travailler dur. Si elle peut, elle les aide également.
Toujours
aller de l’avant
« J’en ai connu de dures, de l’exil au cancer,
et j’ai appris que cela ne sert à rien de broyer du noir. »
Faire attention à l’effet de ses paroles
Elle parlait ainsi de Stokely, son ex-mari et activiste
ardent des droits des afro-américains en ses termes « Mon style est
complètement différent du sien. Je pourrais aussi faire des déclarations
incendiaires sur mon pays. Je crois sincèrement que la situation des Noirs en
Afrique du Sud est pire que celle de nos frères en Amérique. Mais je ne le fais
pas parce que cela ne sert qu’à énerver les gens et à les mettre sur la
défensive. Ils ne vous écoutent plus, ils vous ferment leurs portes parce
qu’ils pensent que vous allez leur nuire. »